LECH KOWALSKI : CINÉASTE DES MARGES OU L’ART DE LA SURVIE EN MILIEU MODERNE
Cette page a été conçue en 2005, à l'occasion de la Ramonesmania. Elle est régulièrement actualisée, notamment concernant la filmographie et l'édition DVD. Vous l'aurez compris, Hors-circuits est fan!
 

 
actualisation de la page:
 
- sortie des DVD Rock soup et The boot factory
- sortie du DVD History on my arms > par ici
- septembre 2010: rétrospective à la Cinémathèque de Paris > par ici
- Lech Kowalski à l'Ecran de St Denis (93) en février 2008 dans le cadre du festival Combat rock > par ici
 

 
LE MARDI 12 AVRIL 2005
A LA CANTADA
de 19h à minuit
RAMONES MANIA
soirée Ramones, avec concert des RAMONAZ, projection du film de Lech Kowalski Hey is Dee Dee Home + surprises
 
La Cantada 13 rue Moret 75011 Paris (entrée libre)

 

 
Lech Kowalski
 
Né en Angleterre, d’origine polonaise, Lech Kowalski s’installe à New York au début des années 70. Il fait ses premiers pas dans le porno où il multiplie les rencontres interlopes. Il réalise un premier documentaire sur les acteurs porno puis collabore avec Nam June Paik, Shirley Clarke et Tom Reichman, auxquels il emprunte le sens de l’expérimentation visuelle et l’intérêt pour les populations marginales. En 1978, il suit l’unique tournée des Sex Pistols aux Etats-Unis : « Pour moi, le punk symbolisait la dernière vision idéaliste du monde. Une vision romantique et belle d’un monde en guerre. ». Ecumant les festivals et les réseaux parallèles, sorti en salles aux Etats-Unis puis vendu à la télévision, DOA acquiert rapidement un statut de film culte aux Etats-Unis et en Angleterre. En France, il reçoit le prix du Festival de la musique.
Sa vie dans le Lower East side lui inspire un sordide portrait de junkie, mêlant documentaire et fiction, Gringo. Lech Kowalski rendra hommage, huit ans après sa mort, en 1999, à Johnny Thunders, guitariste héroïnomane des New York Dolls, avec Born to Lose. En 1991, avec Rock soup il s’attache à décrire une autre forme de descente aux enfers, le quotidien des sans-abri new-yorkais. C’est ensuite un retour à ses origines que Kowalski tente d’opérer : il pose alors son regard sur la Pologne. Deux films pour l’heure : The Boot Factory, chronique de jeunes punks de Cracovie dont l’activité principale est la confection de chaussures, et On Hitler’s Highway, road-movie poétique et douloureux à la rencontre des "passagers" d’une route (prostituées, tziganes, marchands de nains de jardin) qu’Hitler fit construire en Pologne par des prisonniers. En 2003, il finalise son portrait de Dee Dee, guitar hero des Ramones, Hey is Dee Dee Home, et en 2005 nous livre une singulière biographie, East of Paradise, où petite et grande Histoire se téléscopent.
 
Hey is Dee Dee Home
 
Dee dee ramone Dee dee ramone 2
 
C'est en 1974 à New York que se forme l'un des groupes mythique de la scène punk-rock, les Ramones. Avec leurs jean déchirés, leurs blousons en cuir noir et leurs riffs insistants, ils furent les pionniers du mouvement. Dans Hey Is Dee Dee Home, Lech Kowalski réalise une interview de Dee Dee Ramone qui composa les plus grands morceaux des Ramones. Filmé en plan fixes, assis seul au milieu des ténèbres, la vulnérabilité de cette figure légendaire du rock est encore accentué par un éclairage qui creuse les traits de son visage. Son torse et ses bras nus, couverts de tatouage rappelle un portrait de Francis Bacon.
Dee Dee nous livre les démons d'une vie faite d'extrêmes, et dresse le portrait de l'univers de la scène punk new-yorkaise. Il nous explique l'origine de ses nombreux tatouages chacun relié à un événement marquant, et il revient ainsi sur sa carrière, ses amis musiciens, son naufrage dans la drogue et les tentatives pour s'en sortir.
 
On Hitler’s Highway
 
On hitler's highway On hitler's highway 2
 
Le long d'une autoroute construite par Hitler, en Pologne, des habitants pratiquent l'art de la survie. Où l'Est rencontre l'Ouest, où l'histoire est menacée d'effacement et où l'avenir se dessine au rouleau compresseur. Que se passe-t-il le long de cette route construite par Hitler pour envahir ses voisins ? Un tzigane en pèlerinage à Auschwitz montre son tatouage d'immatriculation. Des prostituées bulgares discutent de la dureté des temps et s'autorisent une pause cigarette. De jeunes contestataires squattent d'anciens bunkers nazis tandis que des clandestins ukrainiens se sont réfugiés dans une base aérienne soviétique désaffectée. Un marchand de nains de jardin nostalgique parle du communisme.
L'autoroute d'Hitler nous emmène sur les traces de l'histoire, pareilles aux fissures qui sillonnent aujourd'hui le béton coulé il y a un demi-siècle par les Allemands. Décalées, les images fouillent le sol. Le cadre se resserre, capturant des pieds, des mains, un fil, à la recherche des failles du corps et de son humanité. « Après toutes ces années passées à réaliser des documentaires, j'ai compris que les gens que je filme dans mes documentaires sont moi. Ils sont moi », explique Lech Kowalski.
 
The Boot Factory
 
The boot factory The boot factory 2
 
Trois jeunes punks de Cracovie créent leur propre fabrique de chaussures. Comment ces artisans plutôt destroy gèrent-ils leur travail, leur vie et le succès grandissant ? Un beau portrait de Lech Kowalski, arrosé à la bière et filmé au charbon.
« Imagine les Sex Pistols faisant des bottes au lieu de faire de la musique », expliquait le réalisateur au magazine Rock Sound. Et en effet, ces trois jeunes marginaux de Cracovie ont créé leur fabrique de chaussures comme on fonde un groupe de rock. Couturés, tatoués et piercés, ils ont tous connu leur part de galères, de la prison à la toxicomanie. Mais la philosophie punk du "Do It Yourself" les a poussés à tenter de s'en sortir par eux-mêmes. Aussi Lukasz, Piotr et Wojtek passent-ils leurs journées à coudre le cuir au rythme des cassettes de p u n k - rock polonais. Le succès aidant, de jeunes filles timides s'aventurent dans leur atelier pour essayer les grosses chaussures noires de la Cockney Underground Boot Factory. Dehors, une Pologne en noir et blanc vivote sous la neige. Pour se réchauffer, la bande improvise parfois de petites fêtes keuponnes avec des musiciens, des amis et beaucoup de bière.
 
Rock soup
 
Lech Kowalski Lech Kowalski
 
Des sans-abris du Lower East Side luttent contre la ville de NYC pour conserver leur cantine installée dans Thompkins Square Park où ils fabriquent la “rock soup” à base de nourriture récupérée ou dérobée.
"Des clients, jeunes et immigrés pour la plupart, parfois drogués, viennent chercher ici de quoi survivre ainsi qu'un peu de réconfort. Un refuge cependant condamné à disparaître, à être remplacé par des logements pour personnes âgées démunies. À l'heure des négociations avec les autorités, le débat est houleux et dégénère. Sous le regard gêné des conseillers, vieilles dames et jeunes sans-abri s'affrontent, haranguent le public... À la manière du cinéma direct de Wiseman, l'empathie en plus, Lech Kowalski filme avec une sympathie non dissimulée et un réalisme imposé, une marginalité qui s'organise, ce fameux vœu pieu anarchiste confronté à l'ordre gouvernemental. D'un noir et blanc soigné au cadre parfaitement maîtrisé, Rock Soup tranche sur l'esthétique habituelle du réalisateur, tout en préservant son regard si particulier, partagé entre romantisme révolutionnaire et pragmatisme désabusé." (France culture)
 

 
le site de Lech Kowalski > par ici
le site Camera War > par ici
 

 
Pour contacter Lech Kowalski:
 
Extinkt Films: kingoutlaw@noos.fr

 

 
Ramones mania
 

 
Dee dee ramone 3
Dee Dee Ramone
 


 
LECH KOWALSKI
FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE :
 
Walter and Cutie, 1978, où Walter Gutman, spécialiste des marchés financiers et l’un des producteurs de Pull My Daisy, rencontre une actrice porno.
 
Dead On Arrival (DOA), 1981, sur la tournée de 1978 des Sex Pistols aux Etats-Unis.
 
Gringo, 1984, docu-fiction sur un héroïnomane new-yorkais.
 
Rock soup, 1991, sur les sans-abri de Tompkins Square.
 
The Boot Factory, 2000, sur une fabrique de chaussures, en Pologne, gérée par des punks.
 
Born to lose, 2001, témoignage sur la vie déjantée de Johnny Thunders, guitariste des légendaires New York Dolls.
 
On Hitler’s Highway, 2002, road-movie sur une autoroute construite par le Reich en vue de son expansion vers l’Est.
 
Full House In Malalai, 2002-2003, en Afghanistan juste après la chute des Talibans qui avaient interdit, entre autres, le cinéma.
 
Hey is Dee Dee Home, 2003, interview consacrée au guitariste des Ramones, mort en 2002.
 
Charlie Chaplin in Kabul, 2004
 
Diary of a married man, 2005, pierre blanche lancée dans les vitrines du traitement de la sexualité.
 
East of Paradise, 2005, ultime volet de sa trilogie polonaise dans lequel le cinéaste part sur les traces de sa propre histoire (prix Horizons Mostra de Venise).
 
Winners and Losers, 2007, devant le match de foot qui opposa la France et l'Italie.
 
Police Force Ouvrière, 2009, même les gardiens de l'ordre ne supportent plus la répression...
 
Camera war, créé en 2008, projet collectif de guerilla visuelle.
 

 
Les DVD de Lech Kowalski à Hors-circuits:
 
Lech Kowalski
The boot factory, édition internationale (88', 2000, st français mais aussi anglais, italien, espagnol, portugais).
 
Lech Kowalski
Rock soup, édition internationale (81', 1991, st français mais aussi polonais, italien, espagnol, portugais). En supplément, Chico and the people (19'), avec Chico Freeman qui a réalisé la bande son avec les sans abri de Tompkins square.
 
story of a junky lech kowalski
Story of a junky, édition américaine non sous-titrée
 
doa lech kowalski
DOA, épuisé
 
hey is dee dee lech kowalski
Hey is Dee Dee home édition américaine, avec poster
 
History on my arms petit
History on my arms: Trois films sur Dee Dee Ramone, History of my arms (27' - 2008) regroupant des archives, Vom in Paris (22' - 2008) interview de Vom, batteur du groupe Die Toten Hösen, sur les relations entre Dee Dee et Johnny Thunders, et Hey is Dee Dee Home (64'- 2003-st français) dernier interview avant son décès. En bonus, un livret et un CD audio de blues interprété par Dee Dee.
 

 

 
 
 
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