SIN’ART : LA MEILLEURE BASE DE DONNÉES SUR
LE CINÉMA DE GENRE
DVD, fanzines, critiques de films, sorties salles...
 

TOUT AMATEUR DE FILMS DITS DE GENRE S’EST DEJA RETROUVE LE NEZ COLLE A SON ECRAN FACE A UNE PAGE DE SIN’ART : EMERVEILLEMENT ! L’INTERNAUTE VOGUE ALORS ENTRE FILMS CULTES, CINEMA ASIATIQUE, CLASSIQUES DU FILM FANTASTIQUE ET PRODUCTIONS CONTEMPORAINES. QUELQUES HEURES PLUS TARD, IL NE PEUT RESISTER AU PLAISIR DE S’OFFRIR QUELQUES GALETTES. ET QUOI QU’EN DISE ANDRE QUINTAINE, SON PRINCIPAL ANIMATEUR ICI INTERVIEWE, SIN’ART EST TRUFFE DE PERLES RARES.
RETOUR SUR UNE AVENTURE DE PASSIONNES…

 
Quand avez-vous créé Sin'Art, quel était alors votre objectif ? Aujourd'hui, Sin'Art mène de front plusieurs activités (distribution, vpc, édition, hébergement...)
 
En 1998, la principale raison pour laquelle Angélique Boloré et moi avons monté Sin’Art était de donner une base juridique légale à Sueurs Froides, un fanzine que nous éditions à compte d’auteur. Très vite, nous avons tous les deux eu envie de monter une petite activité de VPC( Vente Par Correspondance) à l’intérieur de Sin’Art. On se contentait de vendre des fanzines. Plus tard, le catalogue s’est enrichi de films amateurs en vhs. Puis est arrivé Jérôme Spenlehauer qui a confié à Sin’Art l’édition et la distribution de son fanzine Cinétrange. C’est lui aussi qui a mis pour la première fois le catalogue de vpc en ligne. C’était les balbutiements de Sin’Art sur le net. On pouvait consulter le site et remplir son bon de commande.
Mais la révolution, c’est lorsque Simon Van Daele a contacté l’association pour concevoir le site de Sin’Art db. Grâce à cette nouvelle vitrine, Sin’Art a vu sa notoriété augmenter. De plus en plus de bénévoles ont investi Sin’Art et lui ont permis de développer de nouvelles activités. En 2006, nous avons ainsi décidé de regrouper les fanzines Cinétrange et Sueurs Froides sous la bannière Sin’Art Fandom et de mettre en place Sin’Art Vidéo. Depuis 2007, plusieurs fanzines ont rejoint Sin’Art Fandom : Maniacs, Hysterical et les Monstres de la Nuit. En outre, différents films sont en prévision ou même déjà sortis par le biais de Sin’Art Vidéo, comme Tower of The Dead de Jordan Kazinetz. Notre projet le plus ambitieux actuellement concerne le film Zombi Killer de Franck Ecalard. Nous sommes une dizaine de bénévoles qui, en plus du dvd, concevons toutes sortes de produits dérivés allant des lobby cards à l’affiche, en passant par le site web du film !
La section vpc de Sin’Art db apporte à Sin’Art Fandom et Sin’Art vidéo une indépendance financière pour la production des fanzines et dvd. La prochaine étape sera sans doute, en tout cas nous l’espérons, la production de courts-métrages à partir de 2009.

Vous présentez Sin'Art comme dédié au cinéma de genre : qu'entendez-vous par "genre" ?
Il existe plusieurs termes et tout autant de définitions pour qualifier les films auxquels s’intéresse Sin’Art : cinéma Bis, cinéma de genre, cinéma populaire… mais, pour être précis, Sin’Art défend un cinéma qui s’adresse à toutes les catégories sociales, à tous les âges et à toutes les sensibilités. C’est un cinéma rassembleur, à l’inverse des films d’auteur qui ne concernent qu’une élite et du cinéma mainstream qui impose un seul et unique mode de vie et de pensée.
 
Pourtant, dans vos chroniques, vous vous intéressez également au cinéma grand public et à des blockbuster tels Harry Potter, Pirates des Caraïbes, ou encore The Wiker man, le piètre remake du thriller occulte de Robin Hardy (1973).
Le cinéma est avant tout une industrie et les gens qui travaillent dans cette industrie naviguent d’une catégorie de films à une autre. Comme la base de données tenue par Sin’Art entend malgré tout tendre vers l’exhaustivité, on ne peut pas passer sous silence certains films simplement parce qu’ils ne correspondent pas à la philosophie de l’association.
 
L'équipe de Hors-circuits est particulièrement attachée au fanzinat. Au catalogue, vous présentez et distribuez plusieurs fanzines, dont Cinétrange (en vente à Hors-circuits), Sueurs froides, Entertainment Wickedly. Peux-tu nous expliquer la démarche spécifique du fanzine ?
Fanéditeur est un boulot qui prend énormément de temps. Le plus souvent, vous êtes seul et vous devez tenir tous les postes : rédacteur, maquettiste et même vendeur ! Ca vous coûtent de l’argent car vous tirez à un trop petit nombre d’exemplaires pour bénéficier de tarifs dégressifs. Même visualiser les films a un coût important car il faut les acheter (rares sont les éditeurs qui vous soutiennent puisque votre lectorat est ridiculement restreint). En revanche, on ressent un plaisir tout à fait jouissif lorsque l’on contemple son petit bébé. On peut sûrement rapprocher cette satisfaction de celle que doit éprouver un artisan lorsqu’il contemple son travail une fois terminé. Et très, franchement, existe-t-il quelque chose de plus noble que de pouvoir tenir dans ses mains le fruit de son travail ?
Plus généralement, de par la passion qui anime le fanéditeur et grâce à sa diffusion réduite et confidentielle, le fanzinat propose une forme de contestation, de contre-culture et peut s’avérer être le lieu de prédilection pour réhabiliter certaines œuvres discréditées, même par la presse spécialisée. A une époque où l’on ne mesure plus la qualité et l’intérêt d’un produit qu’en fonction du profit qu’il a engendré, Sin’Art est attaché à l’indépendance que symbolisent les fanzines qui ne se fixent pas d’objectif en ce qui concerne l’ampleur de leur lectorat. C’est en vérité la raison pour laquelle nous avons créé Sin’Art Fandom dont la tâche est de pérenniser des fanzines déjà existants et de susciter de nouvelles vocations.
 
La base de données de Sin'Art est impressionnante : comment travaillez-vous, est-ce un job à plein temps ?
C’est effectivement un job à temps plein, sauf qu’il n’est pas rémunérant et qu’il faut en plus bosser à côté.
Par définition, les produits valorisés par Sin’Art ne sont pas économiquement viables, pour reprendre une formule à la mode. Sans vouloir avoir un discours simpliste sur ce sujet, un employé coûte cher et la section vpc est très loin de pouvoir pérenniser un poste salarié… En outre, nous ne souhaitons pas nous mettre ce genre de pression sur le dos. La section vpc de Sin’Art db permet de financer des fanzines et des dvd, peut-être plus tard des films, c’est tout ce que nous souhaitons.
 
Comment choisissez-vous vos titres ?
Le cinéma de genre est pluriel. Et on le voit bien lorsqu’on regarde les bons de commande. Les utilisateurs de Sin’Art db se passionnent pour de nombreux genres. Cela va du navet de seconde zone au film expérimental. Dans la sélection, nous cherchons donc à être le plus vaste possible en sachant évidemment, qu’on ne peut pas tout saisir non plus, car le temps que nous pouvons consacrer à la saisie n’est pas infini.
 
Le catalogue recèle de perles rares : Cruising de William Friedkin (1980), The doom generation de Gregg Araki version non censurée (1995), Men behind the sun 4 de FT Mou (1995 ), Danger Diabolik de Mario Bava (1968), Horrors of malformed men de Teruo Ishii (1969), Basic Tsukamoto (documentaire sur le réalisateur de Tetsuo, Bullet ballet, Gemini), Les révoltés de l'an 2000 de Narcisco Serrador (1976), Viva la muerte de Fernando Arrabal (1970), Cult camp classics avec Attack Of The 50 Ft. Woman de Nathan Juran (1958), Queen Of Outer Space de William Bernds (1958), Hot rods to hell de Brahm (1967) ou encore Caged de John Cromwell (1950)... combien de titres en tout au catalogue ?
Le mot « rare » n’est peut-être pas approprié car aujourd’hui, avec Internet, plus rien ne semble inaccessible. En revanche, effectivement, c’est quand même plus de 10 000 produits, pour la majorité plus ou moins underground, en tout cas pas connus par le grand public. C’est aussi un nombre impressionnant d’heures de saisie et tout autant de rigueur pour en arriver là.
 
Question piège : quel est ton top 5 personnel parmi les DVD que vous proposez ?
Voyons, ce serait évidemment les 3 dvds déjà produit par Sin’Art : Cinétrange dvd 1 & 2, Tower of the Dead ainsi que les deux prochains : Zombi Killer et Ducon et Dugland in the Action.
 
… que l’on trouve bien entendu sur le site de Sin’Art et à Hors-circuits ! J’ajoute que vous pratiquez une politique de bas prix pour tous vos DVD ; merci de nous rendre tous ces films accessibles. Zombies never die!
 
André Quintaine pour Sin’Art oct 2007
 
L'interview de Hors-circuits sur le site de Sin'Art  
sinart logo
 

 

 

 

 

 

 

sinart les monstres de la nuit
fanzine Les Monstres de la nuit: épais pavé de 76 pages qui rend hommage à John Gilling, le réalisateur de nombreux chefs-d’œuvre tels que La Femme Reptile (The Reptile), ou L’Invasion des Morts-Vivants (The Plague of the Zombies) que l’on retrouve d’ailleurs en couverture de ce numéro. Un numéro qui propose également une interview de Ingrid Pitt, l’une des plus célèbres actrices ayant œuvré au sein de la Hammer Films.
 

 
sinart maniacs
fanzine Maniacs: clairement le complément indispensable à toute sortie au supermarché du coin, lorsque vous vous retrouvez nez à nez avec des piles de dvds à prix sacrifié et aux titres inconnus au bataillon. Près d’une cinquantaine de films aux titres obscurs sont ainsi glorifiés à l’occasion de critiques qui vont à l’essentiel : Alien Hunter, Traque Sauvage, Stitches, Mayhem, Raging Sharks, Spiders (en couverture), Boa vs Python, Post Impact, Python 2, Interceptor Force… Il y en a pour tous les goûts !
 

 

sinart zombie killer
Zombie Killer
 

sinart lobbycard
lobbycard Zombie Killer
 

sinart gordorak
Gordorak
 

sinart ducon
Ducon et Dugland in the Action: court-métrage pétri de cascades dangereuses, d’action farfelue et d’humour improbable. Cet hommage aux films de Jackie Chan vous propose de suivre les péripéties de deux cambrioleurs qui ont choisi de cambrioler la mauvaise maison…
 

 

cinétrange cover 2
DVD Cinétrange vol 2: 4 courts métrages dont le québécois Killer Cup donnant vie à des gobelets monstrueux qui organisent une révolution hardrock contre des étudiants irrespectueux;
Guedro vous emmène dans un trip hallucinant où un homme est poursuivi par une femme-lapin très aggressive;
Triptyque présente trois histoires d'amour, de sexe et de mort dans une ambiance surréaliste;
Transfiguration est une performance live d'Olivier de Sagazan qui se transforme en différentes créatures grâce à une impressionnante maîtrise des matières comme l'argile, le kaolin et le chanvre.
En outre, vous trouverez deux entretiens. Celui de David Scherer, spécialiste des effets spéciaux de maquillage (prothèse, effets sanglants, zombies, etc.). Et celui de Frédéric Grousset, le réalisateur du long-métrage Aquarium.
 
 
 
 
 

 

 
HORS-CIRCUITS,
4 rue de Nemours, 75011 Paris
(métro Parmentier ou Oberkampf)
Tél : 01 48 06 32 43
E-mail : info@horscircuits.com
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
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